^

ˇ

Site map
Site map
To François´ homepage
Home


2018-2019

Réactions

Felix the cat
Voir aussi
Toutes les réactions
Opinions
See also
All reactions
Opinions

François de Dardel's reactions to political events, environmental and social issues.
Mes réactions aux évènements politiques, écologiques et sociaux.
The texts are in French or English, occasionally in German.


9 May 2020 (English)
How equal are women and men?
Profile
Profile
Do women really want to be equal to men? Certainly not in all respects: the coronavirus, for instance, kills twice as many men as women (respectively 63.8 and 36.2 percent). Nobody seems to know why. And this in spite of the fact that women are more exposed, as supermarket cashiers, as nurses and medical assistants, and they do less teleworking than men. So I am not saying that their life is easier, on the contrary, inasmuch as their salary is still constantly well below that of men. In France, women make up 91% of medical caregivers, 83% of elementary school teachers, 90% of caretakers in retirement homes, 90% of cashiers and 97% of household helpers.

On the other hand, women have a longer life expectancy than men. As far as work is concerned, women can now practice professions that were in the past reserved to men, in the police, in the army, as medical doctors. And in France, the unemployment rate has been the same for both genders since about 2010.

Although some progress was done in recent decades, there are still many aspects that we can improve:

But at the end of the day, we are not equal, and should not try to be in all respects.


28 avril 2020 (français)
Une invasion de tiques ? (tics de langage)
Avions
Une tique
Il ne s''agit pas ici de l'insecte redoutable et pernicieux présenté sur l'image de gauche, mais des «tiques» qui ont envahi la langue française. Je ne parle pas d'informatique, de linguistique, de robotique ou même de domotique, qui sont des substantifs pleinement justifiés. Je veux parler de ceux que beaucoup utilisent par snobisme, croyant que plus un mot est long, plus ils sont eux-mêmes savants. Ils parlent donc de problématique là où il s'agit d'un problème, et de thématique là ou un sujet suffirait. Le substantif «problématique» est bien aujourd'hui entré dans les dictionnaires, mais récemment (1966) et avec un sens didactique et technique. Dans la grande majorité des cas, il vaut mieux utiliser le mot «problème», qui est simple et ancien (il date de l'antiquité grecque).

Les mêmes commentaires s'appliquent au substantif «thématique». Voir la page que j'ai rédigée sur les expressions douteuses, et celle sur le style.


28 avril 2020 (français)
Changement d'air ? L'avenir de l'aéronautique
Avions
Avions cloués au sol
Ciel
Naguère

Ciel
Aujourd'hui

Le ciel de Paris était jusqu'à récemment strié de traînées de condensation. Il est aujoutd'hui d'un bleu immaculé (il a fait très beau ces dernières semaines). Avec 95 % d'avions cloués au sol par la pandémie du coronavirus, les compagnies aériennes ont de quoi s'inquiéter, et plusieurs d'entre elles ont déjà fermé boutique. L'avenir est également sombre pour les industries aéronautiques.

Alors que les gouvernements injectent des milliards pour sauver les compagnies aériennes nationales (Air France-KLM, Lufthansa, Swiss etc.) j'ai bien peur que cela ne suffise pas à les maintenir à long terme. En effet, beaucoup d'entreprises internationales se sont rendu compte que des réunions, même importantes, pouvaient se tenir par téléconférence au lieu de faire traverser les continents et les océans par avion. Bien moins coûteux et presque aussi efficace.

D'autre part, le week-end à Barcelone avec un vol EasyJet à 45 € est-il bien nécessaire ? Nombre de compagnies à bas coût sont ou vont bientôt être en faillite. Le prix du billet va augmenter, et la frénésie de "l'évasion" diminuer. Le frêt aérien devrait aussi diminuer si nous sommes moins enclins à faire venir des produits de l'autre bout du monde (voir l'article ci-dessous du 14 avril).

J'ai pleine conscience cependant que si les avions volent moins, les compagnies aériennes et les constructeurs perdront une grande partie de leur activité, et que les gens qui y travaillent seront en difficulté. Mais le monde change, les canuts de Lyon et les chauffeurs de locomotives à vapeur ont disparu il y a belle lurette. Cela a dû être douloureux.

La diminution du trafic aérien a aussi un effet spectaculaire sur la pollution de l'air. Je m'en réjouis. Mais alors, les gouvernements doivent-ils absolument mettre ces milliards d'euros dans ce secteur ? À mon avis, ils devraient en soustraire une bonne partie et l'affecter au développement des réseaux ferroviaires, qui sont des champions en matière d'écologie.

Un changement d'air, disais-je : moins de transport aérien, routier et maritime, retour au transport sur rail, diminution des rejets de gaz carbonique. J'ose espérer qu'il ne s'agit pas d'un vœu pieux, mais bien d'une perspective d'avenir.


14 avril 2020 (français)
Bienfaits et méfaits de la mondialisation
1998
Shanghai, 1998
(Photo Dardel}
2020
Shanghai, 2020
(Un tram dans Nanjing road)
Bon nombre d'entreprises américaines et européennes, dans les années 1980, crurent intelligent de délocaliser leur production en Chine. La main d'œuvre y était bon marché, la réglementation écologique pas trop contraignante, et le gouvernement chinois était ravi de voir l'industrie occidentale s'implanter.

Ce gouvernement, malin, exigea le plus souvent des transferts de technologie. Et voilà, trente ans plus tard, c'est la Chine qui fournit le reste du monde en médicaments, en téléphones portables, en vêtements, en automobiles, en trains à grande vitesse, et bientôt sans doute en avions.

Notre société d'hyperconsommation est devenue tragiquement dépendante de tous les produits fabriqués dans l'Empire du Milieu. Les gouvernements occidentaux ont accepté que même les produits stratégiques, tels que ces médicaments ou du matériel médical, en soient importés, au détriment de la production locale qui a vu de nombreuses usines fermer.

Entretemps, le coût de la main d'œuvre chinoise s'est considérablement accru, la pollution en Chine atteint des records, l'industrie européenne a fondu, et de nombreuses entreprises qui avaient cru judicieux de délocaliser s'en mordent aujourd'hui les doigts. Plusieurs gouvernements occidentaux exhortent ces industriels à rapatrier leur production dans leur pays d'origine.

En même temps, on peut se réjouir que le niveau de vie en Chine se soit extraordinairement amélioré. La famine qui faisait des ravages du temps de Mao a disparu, les Chinois sont devenus de gros amateurs de produits de luxe, de vins français et de chaussures Nike (produites localement). Les métropoles chinoises se sont hérissées de grattes-ciel.

Xi
Xi Jinping masqué (2020)
Et le coronavirus, dans tout ça ? Eh bien, la pandémie nous apprend plusieurs choses. D'abord, l'épidémie s'est répandue à une vitesse incroyable, et a touché le monde entier. Ce monde n'avait pas encore adopté le «skamflyg», la honte de voler promue par la petite Suédoise Greta Thunberg. En deuxième lieu, une coopération internationale exemplaire s'est développée dans le monde médical, et même, en Europe, dans le monde politique. Voilà donc à la fois un exemple des méfaits et des bienfaits de la mondialisation.

Ensuite, le confinement nous aura fait découvrir que l'on peut vivre sans la frénésie de consommation de notre époque. Et l'on peut espérer que cette frénésie s'atténuera quand l'épidémie aura été jugulée. Enfin, de très nombreux élans de solidarité sont apparus, en contradiction avec l'individualisme prédominant dans notre société moderne. Ceci n'est qu'indirectement un bienfait de la mondialisation, mais on peut aussi espérer qu'il perdure.


11 avril 2020 (français)
Hygiène et sécurité
Hygiaphone
Hygiaphone
Un guichet (clic)
Hygiaphone
Un autre guichet (clic)
Dans les années 1960, tous les guichets des PTT (la poste), de la SNCF, de la RATP, des banques, étaient protégés par ce dispositif appelé hygiaphone, une plaque perforée en plexiglas. Ceci était censé prévenir que les employés ne soient contaminés par des clients atteints de tuberculose, qui faisait encore de nombreuses victimes à l'époque.

Par la suite, tous ces guichets ont disparu, et le client d'aujourd'hui fait face à l'employé derrière un simple comptoir, en principe pour plus de «convivialité». En la présente période de pandémie au coronavirus, toutes ces institutions tentent tant bien que mal à se protéger à nouveau et montent de précaires paravents pour que l'employé ne reçoive pas les postillons du client.


See also:

All reactions (list and summary)
Reactions of 2018-2019
Reactions of 2015-2017
Reactions of 2012-2014
Reactions of 2009-2011
Reactions of 2006-2008
Reactions of 2004-2005
Reactions of 2002-2003
Reactions of 2000-2001
Reactions of 1998-1999
Opinions
(crumbs of my Weltanschauung)


Site map
Site map
Eye
Opinions
Book
Guestbook

Write
To François´ homepage
Home

joomla stats